Nos Articles


Des logements privés sociaux et de qualité

NOUS VOUS ILLE FÉVRIER-MARS 2007

AU CONSEIL GÉNÉRAL DOSSIER

 

Des logements privés,

sociaux et de qualité

 

Usée, vieillie, fatiguée…Entourée de champs, à quelques kilomètres de Sens-de-Bretagne, la longère occupée par les époux Thomassin n’aurait pas tenu cinq ans de plus. “Le parquet était tellement pourri qu’on risquait de passer le pied à travers”, résume Marcel, locataire de ces lieux insalubres depuis une dizaine d’années.

Propriétaire honnête et voisin de la famille, Claude Galesne acquiesce. “Les problèmes d’humidité, d’isolation et d’électricité ne faisaient qu’empirer”. Seul, l’agriculteur n’aurait pas pu trouver les fonds nécessaires à la réhabilitation de la bâtisse. Sauf à s’endetter auprès des banques, à relever fortement le prix du loyer… et à chasser Marcel, son épouse et ses quatre enfants. “Hors de question”.

 

 

UNE MAISON MÉCONNAISSABLE

 

Sur les conseils de Centre départemental d’action sociale, qui est en relation avec les locataires,Claude Galesne se tourne alors vers l’antenne départementale du Pact-Arim.

Spécialiste de l’amélioration de l’habitat, l’association Pact-Arim aide les propriétaires privés, occupants ou bailleurs, à trouver les fonds nécessaires à leurs travaux de rénovation. “Outre le montage financier, nous assurons également des prestations de conseil, d’information, de maîtrise d’oeuvre, voire de gestion immobilière sociale”, complète Ghislain de Salins, son directeur.

Pour adapter l’habitat des personnes âgées ou handicapées, mais aussi encourager les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché et pallier ainsi le manque de logements sociaux.

En échange du soutien de l’association, Claude Galesne a donc accepté d’appliquer un loyer d’insertion privé (LIP), réservé aux ménages les plus modestes. D’un coût global de 130 000 €, les travaux

ont été financés à 40 % par différents partenaires (dont le Conseil général).

Relogée provisoirement dans un bungalow prêté par le Conseil général pendant les six mois du chantier, la famille Thomassin a retrouvé sa longère, méconnaissable, le 23 décembre.

Avec une chambre supplémentaire, un grenier entièrement aménagé, des peintures éclatantes et même quelques niches de pierre pour la touche d’authenticité. “Noël avant l’heure”

Les locataires s’acquittent désormais d’un loyer de 75 € par mois, le reste étant couvert par l’APL (425 €). L’esprit tranquille, Marcel peut enfin se consacrer sereinement à la recherche d’un nouvel emploi. Quant à Marie-Thérèse, elle n’a plus de souci à se faire pour la santé de son petit dernier.

 

 

O.B.

© FRANCK HAMON

 




Article Publié Le 20/02/2008